La déambulation urbaine et l’appropriation critique de documents et d’archives constituèrent en 1992 le point de départ de L’inventaire à La compagnie à Marseille. La neutralité empruntée au style documentaire fit coïncider l’un et le multiple. Ensuite les tensions entre le je et le nous laissèrent apparaître des propositions singulières, ainsi qu’en témoignent le numéro 3&4 qui interrogeait la notion de travail.
Un numéro sur le motif de l’identité est en cours d’édition, qui apparaît comme le résultat d’un parcours qui a commencé à la compagnie et qui a été mené à terme par L’invitation à Paris, qui prend désormais le relais de l’édition.
L’irréductibilité de l’identité, personnelle et collective, à une seule notion, et la question de ce qui nous tient ensemble, ont incessamment mis à l’épreuve la constitution de ce numéro jusqu’à son existence.
Ce souci de l’identité composite prend la forme d’un déroulement fait d’intervalles et de contradictions. Lors de la traversée, on peut a posteriori y déceler l’agencement aléatoire de trois polarités : LE MOUVEMENT, L’AFFIRMATION, L’ECLATEMENT.