Bledi est un projet pour une fiction documentaire en Algérie. Extrait d’un journal de rushes.
Loin de la logique identitaire qui conçoit le monde sur le mode de la disjonction, le travail de Katia Kameli ne peut se dissocier de sa propre expérience du dédoublement. Il s’inscrit dans l’entre-deux, l’intermédiaire où le signe d’appartenance est rejeté au profit de la multiplicité pour déjouer le dualisme latent et sortir du ‘ou bien’ : algérienne ou bien française. Il s’agit davantage d’emmêlement que d’un découpage dichotomique de la réalité. Qu’il s’agisse de vidéos, de performances ou encore d’installations in situ, le travail de Katia Kameli s’inscrit entre le In et le Out en mettant en crise la racine identitaire. (Djamel Kokene pour Laplateforme)

Katia Kameli est artiste, réalisatrice et productrice. Elle vit à Paris. Elle obtient son DNSEP à l’Ecole Nationale des Beaux-Arts de Bourges puis est lauréate du Collège-Invisible, post-diplôme des Beaux-Arts de Marseille.
Son travail ne peut se dissocier de sa propre expérience, de son identité plurielle. Protéiforme, il exprime l’entre-deux, l’intermédiaire où le signe d’appartenance est rejeté au profit de la multiplicité. Son positionnement est donc celui de l’hybridité, le « tiers-espace » qui rend possible l’émergence d’autres visions, de positions, de formes. Ce tiers-espace dérange les histoires qui le constituent, il les place en état critique, il permet donc une réécriture, des allers-retours entre « l’Histoire » et les « narrations ». Les formes hétérogénes qu’elle manipule, vidéo, photographie, installation, dessin, participent aussi à ce déplacement.

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